Blog de la Mairie d'Aubréville, 55120
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Vous trouverez ci-dessous en communication le courrier adressé le 17
décembre
à Mr Joseph ZIMET par le Colonel François, Président du Comité commémoratif de
l’Argonne
Siège social : 35 route de Varennes 55270 BOUREUILLES
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Fondatrice : Madame la Comtesse de MARTIMPREY Présidents d’honneur : Mme la Générale André ROUYER Mme la Générale Christian d’ARBONNEAU
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Ministère de la Défense - DMPA |
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Monsieur Joseph ZIMET |
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14, rue Saint Dominique |
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75700 PARIS SP 07 |
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De la part de J. FRANCOIS
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Le : 17/12/2011 |
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Monsieur,
J’ai lu avec la plus grande attention les 101 pages de votre rapport au Président de la République sur la commémoration du centenaire. J’y ai vu une fois le mot « Argonne » et une fois le mot « Vauquois ».
C’est presque trop pour les 1500 jours de guerre en Argonne avec, en moyenne, 200 morts ou disparus par jour, soit un total de 300 000.
C’est trop pour les deux frères Garibaldi disparus en Argonne avec leur brigade italienne.
C’est trop pour les brigades de volontaires Tchécoslovaques qui formeront les cadres de la future armée de ce pays créé en 1919.
Vous vous excusez de n’avoir pu rencontrer tout le monde lors de la préparation de ce rapport.
Or, comme tous les acteurs de terrains de l’Argonne, je vous ai reçu et vous nous avez accordé 11 minutes montre en main pour cause de TGV !!!
Le Musée à ciel ouvert que nous sommes les seuls à pouvoir proposer et que vous avez découvert ne consommera pas le centième de l’argent des contribuables consacré au Musée de Meaux, région dont personne, désormais, ne doit ignorer qu’elle fut la clef de cette Grande Guerre !
Des commémorations nationales exclusivement intra boulevard périphérique relèvent du même état d’esprit. Même le Royal de Luxe se produit en province.
L’importance du problème des 620 fusiliers est incontestable. Mais qu’une des 3 actions majeures retenue soit de créer une commission ad hoc est un affront au 1 400 000 pauvres bougres français qui, eux aussi, il ne faudrait pas l’oublier, sont morts au combat et méritent toute notre gratitude patriotique.
Oublier l’Argonne, oublier l’Italie, oublier les Tchèques et les Slovaques, pour se limiter à un défilé de marionnettes sur les Champs Elysées et quelques cocktails dans les ambassades est profondément choquant.
La Grande Guerre, c’est la guerre des ruraux comme premiers acteurs et comme premières victimes. Ce n’est pas en région parisienne que des villages détruits et évacués en 14 et reconstruits seulement en 1923 (9 années) ont plongé des départements dans la misère démographique et économique dont ils ne se sont pas relevés depuis.
Les 1 600 000 allemands morts ou disparus sont dans des cimetières et des ossuaires en rase campagne et l’Allemagne est attachée à leur entretien avec patriotisme loin de tout parisianisme bon teint et ne comprendraient pas que le Centenaire ne soit pas dans la Somme, la Marne ou la Meuse, en terme d’hommage national.
J’ose espérer, Monsieur, que Monsieur le Président de la République, avec la vivacité d’esprit et la clairvoyance qui le caractérise, saura rétablir la vérité historique avec les conséquences qu’elle implique sur le déroulement des célébrations du Centenaire dont le but premier ne peut être réduit à la Communication, fut-elle internationale, mais au juste hommage au victimes héroïques de ce conflit.
Et vous prie de croire, Monsieur, en l’assurance de mes meilleures salutations.
J. FRANCOIS
Copie :
-Ambassade d’Italie ;
-Ambassade de Tchéquie ;
-Ambassade de Slovaquie ;
-Monsieur le Ministre de la Défense ;
-Monsieur le Président du CG 55 ;
-Messieurs les Présidents d’associations patriotiques et mémorielles de la Meuse.